
Comment fonctionnait le compteur qui tourne à l'envers
Pendant des années, une installation solaire résidentielle en Wallonie pouvait bénéficier de la compensation. Le compteur analogique, puis les compteurs numériques paramétrés en conséquence, comptabilisaient l'injection comme un retrait de consommation. En clair : l'énergie envoyée sur le réseau en été venait en déduction de ce qu'on prélevait en hiver.
Ce système était simple et très favorable. Il rendait la production presque aussi utile que l'autoconsommation, puisque tout se compensait sur l'année.
Ce n'est plus le cas pour les installations nouvelles. Le fonctionnement a changé, et il est utile de comprendre pourquoi.
Ce qui a changé
Avec la généralisation des compteurs communicants, l'injection et le prélèvement sont désormais mesurés séparément. Pour les nouvelles installations, la compensation du compteur qui tourne à l'envers n'existe plus. Ce que vous injectez est valorisé selon votre contrat de fourniture, et ce que vous prélevez est facturé séparément.
Par ailleurs, un dispositif de tarification lié à la capacité de l'installation a été mis en place en Wallonie à une certaine période. Son application a évolué dans le temps. Les règles précises, les dates et les montants dépendent de votre situation et de la réglementation en vigueur : renseignez-vous auprès de votre gestionnaire de réseau et de votre fournisseur, nous ne pouvons pas les fixer ici.
Et pour les installations plus anciennes ?
Les installations mises en service avant le changement ont bénéficié de dispositions transitoires. La durée et les conditions dépendent de la date de mise en service et de la réglementation applicable. Ces dispositions ont une échéance.
Ce qu'il faut faire :
- retrouver votre date de mise en service et vos documents d'installation ;
- demander à votre gestionnaire de réseau ce qui s'applique à votre point de raccordement ;
- vérifier le type de compteur installé chez vous ;
- anticiper l'évolution de votre facture à l'échéance.
Nous ne faisons ni conseil fiscal ni conseil tarifaire. Nous vous aidons à comprendre ce que fait votre installation. Pour la lecture des chiffres, voyez notre article sur la lecture de la production.
Ce que ça change dans la pratique : l'autoconsommation compte
Sans compensation, la valeur de l'énergie dépend davantage de ce que vous consommez au moment où elle est produite. Une kWh autoconsommée évite d'acheter une kWh au réseau. Une kWh injectée est valorisée autrement.
D'où l'intérêt de déplacer certains usages vers les heures de soleil :
- lave-linge, lave-vaisselle, sèche-linge programmés en journée ;
- recharge de voiture électrique pendant les heures ensoleillées ;
- chauffe-eau ou pompe à chaleur pilotés selon la production ;
- batterie, dans certains cas, à étudier au cas par cas.
Ces choix dépendent de votre foyer et de votre contrat. Prenez le temps de chiffrer avant d'investir.
Pourquoi l'état de l'installation compte encore plus
Quand chaque kWh produit a une valeur plus directe, une installation qui sous-produit coûte plus cher qu'avant. Un onduleur en défaut, un panneau abîmé, un encrassement durable : tout cela se paie à chaque facture.
Quelques réflexes simples :
- suivre la production chaque mois ;
- faire nettoyer les panneaux si nécessaire (89 € HTVA + 3 € HTVA par panneau) ;
- faire contrôler en cas de baisse inexpliquée ;
- vérifier l'onduleur régulièrement.
Une inspection thermique par drone à 210 € HTVA aide à repérer les panneaux qui sous-performent.
Faire le point sur votre installation
Notre diagnostic-dépannage photovoltaïque coûte 129 € HTVA, déplacement offert dans le Hainaut, le Namur et le Brabant wallon. Il permet de vérifier que l'installation produit ce qu'elle doit, avant d'optimiser votre consommation.
Pour des questions sur votre compteur, votre contrat ou les règles tarifaires, adressez-vous à votre gestionnaire de réseau et à votre fournisseur : ce sont eux qui font foi.
Pour planifier une visite : 0496 06 77 77 ou la page contact. Technicien RESCert (n°07434). Devis gratuit.
Questions fréquentes
Mon compteur tourne-t-il encore à l'envers ?
Cela dépend de la date de mise en service de votre installation et de la réglementation applicable. Les installations nouvelles n'en bénéficient plus. Demandez à votre gestionnaire de réseau ce qui s'applique à votre point de raccordement.
Dois-je acheter une batterie à cause de ce changement ?
Pas automatiquement. L'intérêt d'une batterie dépend de votre consommation, de votre contrat et de votre budget. Chiffrez d'abord, et commencez par déplacer les usages vers les heures de soleil.
Comment vérifier que mon installation produit bien ?
Relevez la production chaque mois et comparez les mêmes périodes d'une année à l'autre. En cas de baisse inexpliquée, un diagnostic à 129 € HTVA ou une inspection thermique par drone à 210 € HTVA localise le problème.



